Texte Libre

"Laissez-moi vous dire qu’on ne convainc jamais personne, et qu’un propos n’a d’effet que s’il tombe dans un cœur préparé. Ceux qui me critiquent me critiqueront encore après m’avoir lu, et de surcroît ils vous reprocheront de m’avoir donné la parole. J’ai aussi tendance, je vous l’avoue, à penser que tenter de se justifier, c’est déjà se reconnaître comme coupable, et surtout légitimer ses juges dans le rôle qu’ils prétendent s’attribuer. Or, pour tout dire, je ne me sens coupable de rien."

Alain de Benoist
C’est-à-dire. 2006
Mercredi 28 mars 2012 3 28 /03 /Mars /2012 17:07

 





Que cette image fasse le tour du monde.

J'ai beaucoup plus de respect pour un Guerrier qui protège la Vie -pour nous, pour nos enfants, nos petits-enfants et pour les générations futures- que pour une civilisation superficielle et ses intérêts personnels ! 

 

Pendant que les magazines et les chaînes de télévision parlent de la vie des célébrités, le Chef de la Tribu des Kayapo a reçu la pire nouvelle de sa vie : Dilma, la présidente du Brésil, a donné son approbation pour la construction d'une énorme centrale hydroélectrique (la 3ème plus grandes au monde).

 

C'est la sentence de mort pour tous les peuples vivant prêt du fleuve, car le barrage inondera environ 400 000 hectares de forêt. Plus de 40 000 Indiens devront trouver de nouveaux endroits où vivre. La destruction de l'habitat naturel, la déforestation et la disparition de plusieurs espèces sont des faits !

 

Ce qui me retourne l'estomac, me fait honte de faire partie de cette culture occidentale, est la réaction du Chef de Tribu des Kayapo lorsqu'il apprend la décision -son geste d'impuissance devant l'avance du progrès du capitalisme, une civilisation moderne qui n'a aucun respect pour les cultures différentes de la leur...

 

Mais nous savons qu'une image vaut mille mots, et montre le véritable prix à payer pour la "qualité de vie" de nos bourgeois.

 

Lien du site officiel Raoni se bat: http://raoni.fr/signature-petition-1.php

 

 Habituellement, lorsqu'il se passe des monstruosités dans le monde, Avaaz m'envoie une demande de signature pour une pétition. Mais là, rien. Vous me direz qu'il ne s'agit que de 40 000 indiens… Evidemment, à côté de millions de personnes, ce n'est rien. Et pourtant ! Ces indiens sont les derniers de civilisations anciennes, leur mode de vie diffère profondément des nôtres et sont ancrés dans des valeurs que nous méprisons parfois, nous qui sommes si fiers de produire, fiers d'avoir de l'argent, fiers de progrès dont on se demande si nous avons vraiment raison d'en tirer un orgueil quelconque. Eux vivent encore simplement, ne connaissent pas les smart phones ou autre gadget indispensable mais leur vie est harmonieuse, dans une nature jusque-là préservée. Et au nom de quoi va-t-on leur enlever cela, les obligeant à partir, changer radicalement de mode de vie ?

 

Est-ce à dire qu'il n'y a plus dans notre monde de place pour ceux qui vivent différemment, que tout doit être aplani, que chacun, au nom de la mondialisation, doit perdre son identité, sa façon de vivre.

Par Ranx - Publié dans : Faits
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 08:19

Aurais-je imaginé que je me trouv'rais là
Une mine de stylo plantée sur ma peau ? 
Les yeux de mon bourreau qui ne me quittent pas
Ma blancheur lui fait peur, je sais qu'il cherche ses mots

Je suis une feuille blanche, je ne demandais rien
Qu'à rester sur mon arbre et attendre la fin
Moi j'aimais le vent se perdant dans mes feuilles
Le murmure de la sève qui me donnait la vie
Moi j'aimais la hauteur que j'avais sur les choses
Je n'ai pas vu venir la lame qui m'a trahie

Si au moins je servais de papier officiel
Pour signer des traités et protéger les faibles
Ou être dans les mains d'un poète oublié
Qui me jett'rait ses vers comme on cherche un ami

J'aurais pu être pressée sur le coeur d'une enfant
Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant
Ou être le pliage d'un gamin de huit ans
Et voler dans les airs sous les rires des enfants
Ou être dans les pages d'un livre d'histoire
Qui dit que le chemin est encore tellement long

Mais voilà que je sens que la plume me frôle
Et les lettres se forment comme l'encre tourbillonne
J'n'ai jamais vu plus lourd que le poids de ces mots
C'est la misère d'un homme que je sens sur mon dos

Il dit "Je veux finir d'avecques ma vie
Pardonne-moi mon amour mais je m'arrête ici
Ce n'est pas de ta faute si je baisse les bras
Mais j'ai perdu ma chance de gagner ici-bas"
Et moi c'était mon rôle de porter tous ces mots
Et les larmes d'une femme tomb'ront sur moi bientôt

J'aurais pu être pressée sur le coeur d'une enfant
Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant
Ou être le pliage d'un gamin de huit ans
Et voler dans les airs sous les rires des enfants
Mais je tourne la page d'une triste histoire
Qui dit que le chemin n'était pas tellement long
Pas tellement long
Pas tellement long...

 

 

 

 

Par Ranx - Publié dans : Divers
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Mardi 6 mars 2012 2 06 /03 /Mars /2012 13:18

Noir come les tâches sur mes devoirs
A chercher des échappatoires
Aux pensions et à leurs dortoirs
Aux pensions et à leurs dortoirs

Noir comme une perte de mémoire
Que l'on voudrais encore avoir
Pour passer entre les cafards
Passer entre les cafards

Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le gout du réglisse
Comme l'encre d'un tatou
Qui vient cacher les cicatrices

Noir comme nos amours
Moi qui croyait en la justice

Noir c'est la couleur de ton regard
Quand il me dit qu'il est trop tard
Et m'interdit d'encore y croire
Et m'interdit d'encore y croire

Noir comme désir est un cauchemar
Où tout peut basculer un soir
Qui peut prétendre juger l'histoire, notre histoire Juger l'histoire

Noir comme nos toujours
Qui en moi lentement finnissent
Comme un gout d'avant dégout
Malgré encore des sacrifices

Noir comme nos toujours, nos toujours
Qui d'entre les doigts vous glissent
Qui d'entre les doigts vous glissent

Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le gout du réglisse
Noir comme nos toujours
Qui d'entre les doigts vous glissent
Noir comme nos amours
Qui n'ont plus le gout... non
Nos toujours, nos toujours
Qui d'entre les doigts vous glissent
Qui d'entre les doigts vous glissent...

 

 

 

 

Par Ranx - Publié dans : Divers
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 13:03
Ma vie s’éteint, la vue se brouille, il ne reste plus que le souvenir. Je m’souviens d’un temps ou régnait le chaos, un temps de rêves brisés, de terres dévastées... Mais par-dessus tout, je me souviens du guerrier de la route. L’homme que nous appelions Max. Pour comprendre qui était cet homme, il faut revenir à une autre époque. Quand le monde tournait au carburant noir et que florissaient dans les déserts de grandes cités de tubes et d’acier... Disparues, maintenant, balayées... Pour des raisons aujourd’hui oubliées, deux puissantes tribus entrèrent en guerre allumant un brasier qui les dévora toutes les deux. Sans carburant, elles n’étaient rien. Leur empire était de paille. Le grondement des machines hoqueta et s’éteignit. Les chefs parlèrent, et parlèrent... Et parlèrent encore. Mais rien ne pouvait endiguer le désastre. Leur monde s’écroula... Les villes explosèrent provoquant une tornade de pillages. Un vent brûlant de terreur ; L’homme commença à se nourrir de l’homme. Sur les routes régnait le cauchemar de la ligne blanche. Seuls les flibustiers les plus mobiles, les pillards les plus impitoyables survivaient... Les bandes prirent le contrôle des routes prêtes à se faire la guerre pour un bidon de carburant. Dans ce maelström de pourriture, le commun des mortels était brisé, écrasé. Des hommes comme Max, Max le guerrier. Dans le rugissement d’un moteur, il avait tout perdu... Et il devint un homme vidé, consumé, ravagé, un homme hanté par les démons de son passé, un homme qui errait sans but par les terres désolées. Ce fut ici, dans ce lieu maudit, qu’il réapprit à vivre...
Mad Max 2
Par Ranx - Publié dans : Faits
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Lundi 20 février 2012 1 20 /02 /Fév /2012 18:17
Gandhi disait que tout ce qu’on fait dans la vie est insignifiant mais qu'il est très important de le faire. Je serais assez d’accord avec sa première phrase. Mickael, tu sais à quel jour je pense. À 22 ans Gandhi avait 3 enfants, Mozart 30 symphonies et Buddy Holly était mort. Une fois tu as dis : « Nous laissons une part de nous même sur tout ce que nous touchons ». Est-ce que c’est vrai pour tout le monde ? Ou c’était juste de la Poésie à deux balles ?
Remember Me, Tyler.
Par Ranx - Publié dans : Philo, pourquoi pas
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Citation de la semaine

Apprivoise le temps...

Ne t'éloignes jamais de tes rêves...

Et si tu vis, vraiment comme tu l'entends,

Tu verras, c'est ça, la liberté...

Texte Libre

Photographier,


C'est mettre sur la même ligne de mire:


La tête, l'oeil et le coeur.

 

 

Henri Cartier-Bresson

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