Texte Libre

"Laissez-moi vous dire qu’on ne convainc jamais personne, et qu’un propos n’a d’effet que s’il tombe dans un cœur préparé. Ceux qui me critiquent me critiqueront encore après m’avoir lu, et de surcroît ils vous reprocheront de m’avoir donné la parole. J’ai aussi tendance, je vous l’avoue, à penser que tenter de se justifier, c’est déjà se reconnaître comme coupable, et surtout légitimer ses juges dans le rôle qu’ils prétendent s’attribuer. Or, pour tout dire, je ne me sens coupable de rien."

Alain de Benoist
C’est-à-dire. 2006
Jeudi 19 janvier 2012 4 19 /01 /Jan /2012 11:48

Je serai l'accident
Sur le bord de ta route
La larme du poison.
Caché entre les gouttes
Le joueur de pipeau
Fait danser les serpents
Je serai le napalm
Qui s'accroche à la peau,
Tourne autour de ton âme
C'est moi le torero!
Qui remue dans la plaie,
Je serai le couteau.

Rien ne sert de t'enfuir,
Je te rattraperai,
Même en haut de ton empire
Nous viendrons te chercher

 
Je serai le virus

Va dans le computer
De la foire au pognon,
Je serai le crackeur
Comme une pourriture
Qui ne s'arrête pas
Au royaume du sombre
De la thune et des rats
Je serai comme une ombre
A chacun de tes pas
Comme une maladie
Qui frappe et qui s'en va.
Tu peux faire ta prière
J'ai fini de jouer
Viens voir dans le désert
Aux mirages éclatés.
Pour le mal
Pour le mal
Le clean et puis le sale,
Le tendre et puis le mal
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi;
La clef et puis la chaîne
Sous le chant des sirènes,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Le beau et la laideur,
Le sang et puis le coeur
Qui ne s'arrête pas.
Je serai avec toi,
Soleil noir d'orage,
De sagesse est la rage,
A chacun de tes pas
Je serai avec toi
Pour le mal
Que tu m'as fait;
Pour le mal
Que je te ferai...

Damien Saez

 


Par Ranx - Publié dans : Opinions
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 17:51

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(...)

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qui est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures

 

(...)

Ballades 1320

 

 

 

 

 

Par Ranx - Publié dans : Divers
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 22:50

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Trop de sang sur le mur
Trop de mur entre les pays
Trop de pays dans l'union
Trop d'union monétaire
Trop d'inégalité
Trop d'argent trop de banque
Trop de guerre pour la paix
Trop d'enfant qui crève
Trop d'impérialisme
Trop de capitalisme
Trop de libéralisme
Mais sans libération

Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
Il n'y a plus de rêves pour cette génération
Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
L'union fait la force mais dis qui fera l'union ?

Trop de faim dans le monde
Trop de MC Donald
Trop de vache tarée
Trop de télévision
Trop de cow boy du dimanche
Trop de dimanche dans l'année
Oui mon vieux c'est la chance d'être privilégié
Trop d'impérialisme
Trop de capitalisme
Trop de libéralisme
Mais sans libération

Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
Il n'y a plus de rêves pour cette génération
Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
L'union fait la force mais dit qui fera l'union ?

Trop de prof qui récitent
Des formules par cœurs
Mais ya rien qui explique la misère et l'horreur
C'est la loi des marchés c'est l'offre et le demande
D'offrir à la richesse, de demander à ces putin de pauvres
Putin d'éducation
Mais quand comprendras tu que nous n'accepteront jamais ta soumission

Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
Il n'y a plus de rêves pour notre génération
Nous ne voulons plus de vos solutions
Nous ne voulons plus de vos solutions
Le système est corrompu et c'est ça définition.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Ranx - Publié dans : Opinions
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Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 02:11

 

Oui bon, une fois de plus, mais quand on aime, on compte pas.... Paraît....

 

 

Elle a un nouveau corps
Une vraie mine de chocolat
Elle sent bien qu'on l'adore
Qu'on la préfère comme ça

Elle est libre comme le vent
Elle se donne tous les droits
Elle a raison, délicatement
Je me mange tous les doigts

Tout s'incline en courbette
Mais cette femme est parfaite
C'est un terrible constat
Elle est plus belle sans moi

Elle respire à nouveau
Elle s'amuse et ça lui va
Elle boit la bière au goulot
Elle est plus drôle sans moi

Elle avait un peu grossi
Et ce bouton sur la lèvre
Ce gros poil dans le sourcil
Et trop souvent de la fièvre

Elle ne riait pas assez
Ou quand je n'étais pas là
Elle ne savait pas se lâcher
Perdre le contrôle de soi

Maintenant sa taille est si nette
Qu'elle ose toutes les audaces
Elle resplendit de la tête
Jusqu'en bas des godasses

Tout s'incline en courbette
Mais cette femme est parfaite
C'est un terrible constat
Elle est plus belle sans moi

Elle respire à nouveau
Elle s'amuse et ça lui va
Elle boit la bière au goulot
Elle est plus drôle sans moi

Qu'avais-je dans les mains ?
Suis-je un étrange magicien ?
Qui transforme ce que j'avais là
En ce que je voudrais bien

Qu'avais-je dans les yeux
Pour ne pas le voir déjà ?
Elle était belle, nom de Dieu
Elle est encore plus belle sans moi

Qu'avais-je dans les yeux
Pour ne pas le voir déjà ?
Au moins je fais des heureux
Elle est plus belle sans moi

 


Par Ranx - Publié dans : Divers
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Samedi 11 juin 2011 6 11 /06 /Juin /2011 09:23

 

 

Je sais ce que vous dites depuis mardi matin. Pourquoi n'ont-ils pas tiré dans une jambe? Pourquoi quatre policiers armés de fusils Walter P99 ont-ils tiré trois balles pour maîtriser un type armé d'un vulgaire couteau? Pourquoi deux morts?

 

Pour répondre à cette question, il faut se mettre dans la tête de ces quatre policiers qui, mardi matin, sont appelés rue Sainte-Catherine parce que Mario Hamel, dans son délire, s'en prend à des sacs-poubelles.

Les poubelles, ils s'en sacrent. C'est le couteau qui les inquiète.

Et le fait que «Mario» - ils l'appellent par son nom -, agité, n'obéit pas.

Qu'il a menacé quelqu'un avant leur arrivée.

 

Ce n'est rien d'exceptionnel. Ils travaillent au centre-ville. Des «MM», des malades mentaux qui disjonctent, même avec un couteau, ils ont déjà vu ça. C'est stressant, mais c'est gérable; 99 fois sur 100, le type finit par lâcher son arme, se coucher, se laisser menotter. Vous n'en entendez pas parler. Personne ne meurt.

Mario Hamel marche donc rue Sainte-Catherine. Les flics le suivent. Lui parlent. Lui ordonnent de lâcher son couteau. «Mario» n'obéit pas. En le suivant, c'est sûr, les quatre agents ont deux craintes.

Primo, que Mario Hamel s'attaque à un passant.

Deuzio, que Mario Hamel s'attaque à eux.

«Mario, crisse, lâche ton couteau!»

Mais Hamel n'écoute pas.

 

 

***

 

Dans un film américain, Bruce Willis aurait pris la situation en main. Hop, une prise de judo. Hop, une balle dans la jambe. Mais nous ne sommes pas dans un film américain. Nous sommes dans la vraie vie, dans une grande ville nord-américaine.

 

Le flic nord-américain ne tirera pas une balle dans la jambe de Mario Hamel, en ce mardi matin. Il n'est pas entraîné pour cela. Il est entraîné à tirer au milieu du corps. Il est entraîné à tirer pour tuer.

Le flic nord-américain ne va pas non plus se lancer dans une bagarre au corps à corps avec un type armé d'un couteau.

 

Il sait ce que vous ne savez pas: ce putain de couteau est une arme mortelle.

 

Le flic nord-américain, qu'il soit formé à Quantico (Virginie) ou à Nicolet (Québec), connaît par coeur le Tueller Drill, du nom d'un policier-formateur américain, Dennis Tueller, père de la règle des 21 pieds qui est enseignée à tous les policiers du continent depuis les années 80 dans les cas de suspects armés de couteaux.

La règle est simple: 21 pieds, ça se franchit en 1,5 seconde par un individu en forme et motivé. Et 1,5 seconde, c'est le temps qu'il faut au policier moyen pour dégainer son arme, pointer (sans viser) et tirer un coup.

Traduction: le flic nord-américain sait que ce type peut fort bien le poignarder avant qu'il n'ait le temps de l'abattre.

Et s'il est vraiment curieux, le flic nord-américain connaît cette statistique citée dans les revues scientifiques consacrées au travail policier: 45% des coups de couteau sont mortels.

 

***

 

L'enquête de la Sûreté du Québec, qui peut se baser semble-t-il sur de la preuve vidéo tirée d'une caméra de surveillance, déterminera ce qui a provoqué les tirs des policiers.

Mais si Mario Hamel, armé de son couteau, s'est soudainement mis en direction des policiers, ceux-ci ont eu, chacun de leur côté, une réaction instinctive métabolisée par des heures d'entraînement. Ils ont tiré.

Mario Hamel n'a pas couru après sa mort. Il était malade. Il n'avait probablement pas conscience de ses actes.

Patrick Limoges, lui, est mort, tué par la balle d'un policier qui a eu le malheur de rater un suspect armé d'un couteau, suspect que ce flic voulait empêcher de tuer ou de blesser quelqu'un. Quelqu'un comme M. Limoges. Sa mort est absurde.

 

Cette affaire est une authentique tragédie.

 

Et c'est dénaturer cette tragédie que de parler, stupidement à ce stade, de «bavure» de la police

 

 

Patrick Lagacé
La Presse

 

   SOURCE  ( link )

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Et si tu vis, vraiment comme tu l'entends,

Tu verras, c'est ça, la liberté...

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C'est mettre sur la même ligne de mire:


La tête, l'oeil et le coeur.

 

 

Henri Cartier-Bresson

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